La mutation est en premier lieu une tentative de dépasser son corps biologique. Dans ce sens, elle relève du spirituel. Attenter à l'image du corps, et donc de soi, et s'infliger délibérément une douleur, ce sont là deux transgression essentielles aux yeux de la société. Le body art reprend d'ailleurs cette idée, c'est une critique par corps des conditions d'existence. Il atteint la chair, en exerçant une cruauté sur soi dans le but de troubler l'auditoire. C'est la provocation par la chair qui retournée, modifiée, enlevée, mutée... On impose ainsi le dégout au yeux des gens. Le spectateur est horrifié et participe en quelque sorte au souffrance de l'artiste en s'imaginant la douleur d'un tel acte. Ce n'est plus un culte du beau mais ça n'est pas de la pornographie ni du sado masochisme non plus.
La mutation peut être aussi une forme symbolique du fait de vivre. On ne choisit pas le corps que l'on a à la naissance, mais on peut toujours le modifier à sa guise. D'où la chirurgie esthétique, les changements de sexe qui modifient les formes du corps, les hormones qui accroissent la masse musculaire, les régimes alimentaires qui entretiennent la silhouette, les percings, les tatouages, les scarifications qui incruste la peau de signe identitaire [la mutation d'un homme en reptile,"phénomène" qui a marqué la population, cet homme s'est fait tatoué le corps d'écailles et s'est fait coupé la langue en deux afin de ressembler au maximum à un serpent]
On peut classer la mutation dans diverses choses:
Le body art (Percings, tatouages, Scarifications) [c'est ce qui m'intéresse le plus]
La modification corporelle (chirurgie esthétique, body building,....)
Les rites de certaines tribus africaines.
Après, la mutation diverge suivant les artistes qui la traitent.