A l'époque romaine, les esclaves étaient percés pour les contraindre à la chasteté (prépuce chez les hommes et petites lèvres chez les femmes) et les soldats étaient percés au tétons (signe de virilité et de courage) avant l'interdiction de sa pratique par le christianisme du fait de sa référence à Caïn et à sa marque. On retrouve le piercing également dans plusieurs peuples d'Amérique du Sud et d'Afrique ou bien encore chez les Esquimaux et chez les Egyptiens (dévouverte de bijoux en or pour les oreilles des pharaons - 3000 ans avt JC).
Les raisons du piercing: La première raison du piercing est le caractère sacré, "religieux" de l'acte. Il symbolise en effet la dévotion pour une puissance divine:
Chez les mayas: la transfixion de la langue était un signe de soumission sacrificielle aux Dieux.
En Inde et en Indonésie,(aujourd'hui encore), la perforation des joues illustre la dévotion aux Dieux : le caractère irréversible est une preuve de foi.
La deuxième raison est l'aspect social de l'acte. les rites initiatiques (témoignant du courage et de la volonté du sujet)sont les symboles du passage d'une étape à l'autre : de l'enfant à l'adulte, ou de l'état de célibataire à celui d'homme marié (distinction de la caste et du rang social). Le type de bijou porté sert également à distinguer la caste et la position sociale a laquelle appartient le porteur du piercing: Les Romains associaient le piercing de l'oreille à la richesse et au luxe. Certaines tribus africaines et américaines agrandissent autant que possible le trou de leur lobe et le laisse ensuite pendre. Plus le trou est long, plus le rang social est haut.) ... Ainsi chaque piercing témoigne de l'identité de son porteur et de son histoire . De cette raison découle le phénomène de mode aujourd'hui présent chez la culture jeune.
Les différentes sortes de piercing:
Les piercings sur le visage:
Arcade: au niveau du sourcil, horizontalement ou verticalement.
Oeil de chat: surface sur la tempe, a cote de l'oeil.
Larme: surface juste en dessous de l'oeil, sur le niveau de la joue.
Bridge: sur le nez entre les 2 arcades sourcilliere.
Septum: cloison nasale, sur le cartilage au milieu du nez.
Fossette: au niveau des fossette, sur la joue.
Medusa: au dessus de la levre, supperieur au centre.
Mouche ou monroe: au dessus de la levresuperieur, mais sur le coté.
Smiley: filet de la levre superieur.
Langue: traversant la langue, ou bien au niveau du filet de la langue.
Labret: sous la lèvre inferieure, au milieu.
Vertical labret: un labret mais vertical.
Labret decentre: sous la lèvre inferieure, sur le cote.
Les piercings du corps:
Madison: surface sous le coup.
Nuque ou nape: surface au niveau de la nuque.
Clevage: surface verticale entre les 2 seins
Teton: sur les tetons verticalement ou horizontalement.
Palme: piercing entre le pouce et l'index.
Nombril: au niveau du nombril, en haut ou en bas selon la morphologie.
Les autres: en theorie il est possible de percer n'importe quel endroit du corps, ce sont des surface et non pas denoms particuliers, ils se designent simplement par la partie du corps sur laquelle ils sont effectues (poignet, bras, ventre...)
Les piercings genitaux masculins:
Ampallang: traverse le gland horizontalement.
Apadravya: traverse le gland verticalement.
Dydoe: sur la couronne du gland.
Haphada: sur les testiculles en surface.
Guiche: en dessous des testicules.
Prince albert: passe dans l'uretre et ressort a cote du frein.
Reverse p-a: passe par l'uretre et ressort sur le dessus du gland.
Prepuce: au niveau du prepuce.
Les piercings genitaux feminins:
Triangle: passe sous le clitoris et dans les petite levre.
Capuchon: sur la peau recouvrant le clitoris, vertical ou horizontal.
Grande levre: au niveau des grandes levres (exterieur).
Petite levre: au niveau des petite levre (inferieur).
Christina: surface sur le pubis.
Fourchette: surface sur la partie de chair situe entre le vagin et l'anus, l'equivalent de l guiche chez les hommes.
Le play-piercing (Dans la communauté sadomasochiste) C'est l'acte de percer qui est recherché. On perce les zones érogènes avec des aiguilles relativement fines sans pour autant poser ensuite un bijou dans le trou qui a été fait.
Le play-piercing entre dans la catégorie plus générale que le milieu nomme les loodsports. On pourrait presque dire que le play-piercing est un rite du passage, le passage de l'aiguille dans la peau et de sa sortie, rite dans lequel prédominent les expériences de la douleur et du sang.