« Retour au blog de mutations00

Le tatouage en Europe

Le tatouage en Europe
Le tatouage existe en Europe depuis le néolithique. Il était relativement répandu chez les Thraces, pour lesquels il marquait l'ascendance noble, chez les légionnaires romains, mais aussi chez de nombreux fidèles à l'époque des persécutions chrétiennes. Cette pratique sortit alors l'anonymat et devint une profession de foi symbolique jusqu'a ce que le pape Adrien Ier en interdise l'usage en 789 apr. J.C.
Oublié, le tatouage devra attendre la découverte du reste du monde et de la christianisation des colonies pour faire son retour dans les cultures occidentales. En 1760, le capitaine Cook gagna Tahiti à bord de son navire l'Endeavour, les officiers et les hommes d'équipage furent profondément et agréablement surpris par la population. Les indigènes avec lesquels il étaient rentrés en contact, étaient tatoués et beaucoup de marins et officiers se livrèrent eux aussi à cette pratique et de par le fait firent redécouvrir le tatouage en Europe. Celui ce répandit, dans presque tous les couches socials, et même dans la haute société, ainsi Edouard VII et le tsar Nicolas étaient tatoués. Le mot "tattoo" est un dérivé du mot polynésien "tatau" (frapper, heurter).

Le tatouage en France
Si au XIXième siècle, le tatouage est en vogue en Europe de Nord, en France il reste mal vu, car l'église catholique le rejette et parce qu'il sert à marquer les condamnés aux travaux forcés. Seuls les prostituées et les marins le pratiquent, ainsi que les Compagnons. En 1860, le tatouage professionnel est officiellement interdit pour des raisons sanitaires. Il faudra alors attendre les années 1960 pour que s'ouvrent à Paris de véritables studios de tatouage. Depuis, le tatouage n'a cesse de se développer et son essor est considérable depuis la fin du XXième siècle.

Les techniques de tatouage
Pour introduire ces pigments de couleur sous la peau qui sont à l'origine du tatouage, chaque peuple avait sa propre technique. En extrême Orient et dans le Pacifique, on utilisait une sorte de râteau dont les dents étaient constitué d'aiguilles ou de pointes d'os. On posait le râteau sur la peau et on venait le frapper avec une sorte de maillet. Les cambodgiens procédaient par grattages à l'aide d'un instruments muni de pointes effilées. Les Japonais utilisaient une séries de baguettes dotées d'un faisceau d'aiguilles. Les Inuits utilisaient un fil enduit de noir de fumée et une aiguille pour "coudre" le motif désiré. Quant aux pigments, ils provenaient jadis du noir de fumé, de coque de noix de coco brûlées, de résines, de substances végétales, le tout mélangés à de l'alcool, du sang, du sperme ou des sucs végétaux
En 1891, le tatoueur américain, Samuel O'Reilly, révolutionna la technique de tatouage en déposant le brevet de la première machine électrique, celle-ci n'étant que l'instrument breveté en 1876 par Thomas Edison et servant à trouer les feuilles de papier qui étaient ensuite employés comme pochoirs pour l'impression. Charlie Wagner perfectionna ensuite la technique du tatouage en utilisant l'appareil d'O'Reilly.
De nos jours, on distingue encore plusieurs techniques de tatouage : les tatouages tahitiens (râteau, maillet); au scalpel (cicatrices sur la peau); au fer rouge (brûlure de la peau); la machine à tatouer de Samuel O'Reilly, technique la plus commune. Elle est composée d'un électro-aimant, d'un ressort et d'un rupteur qui entraînent une aiguille ou un faisceau d'aiguilles qui sont guidés dans un manchon prolongé d'une buse où réside l'encre. L'encre monte par capillarité lorsque le tatoueur la plonge dans le godet d'encre.Quant aux pigments, ils sont issues de l'industrie et aseptisés, moins folklorique mais plus rassurant quant aux transmissions de maladies
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 05 juillet 2005 06:30

Modifié le mardi 05 juillet 2005 07:13

« Article précédent : Origine du Tatouage

Article suivant : Divers styles de tatouages »